Constance et Mehdi Le journal

Dans le journal, nous publierons des textes et des images aussi souvent que possible. Le journal fonctionne un peu comme un blog, tu as la possibilitÚ d'Úcrire des commentaires pour chaque article (les articles sont triÚs par pays).

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Australie
The Call of the Wild
postÚ le : 29/01/2007
Nous deux sur l

C'est le grand jour. Il est 5h45 du matin, nous sautons d'un seul bond du haut des lits superposes de notre dortoir backpackers et empoignons nos sacs. A nous l'Overland Track! Nous sommes motives a bloc, meme si notre journee off de recuperation de la veille nous a bien fatigues. Pour nous reposer de 10 jours de camping et pour jouir d'un peu de luxe avant l'appel sauvage, nous avions reserve une nuit sous un vrai toit, avec douche chaude et toilettes a disposition. Mal nous en a pris, car jamais nous n'avons si peu et si mal dormi. Les dortoirs d'auberge de jeunesse, c'est plus pour nous... En plus, manque de bol, nous tombons sur un dortoir quasi 100% francais. A 22h30, tres en retad sur notre planning, nous tentons desesperemment de boucler sereinement nos sacs sans rien oublier, car l'Overland Track, c'est 6 jours en autonomie. Pas de supermarches sur le parcours, alors mieux vaut ne pas se retrouver comme un ornithorynx dans le lac St Clair, le bec dans l'eau. La bas sans notre Toblerone ou notre deodorant (slip large de Mennen), le moindre oubli pourrait etre fatal, pour nous ou notre entourage! Lors de la phase critique du bouclage du premier sac, alors que Mehdi saute sur le sac, pendant que Constance tente de remonter la fermeture eclair, une @*!!* de blonde nous met le grapin dessus et nous saoule avec ses histoires de reves de voyage. Et patati et patata... la restauration, c'est mon metier... Tu fais quoi exactement ?... Ben je suis serveuse...et parlipatati et parlipapatata. Apparement, il n'y a pas que nous qu'elle bassine, car a peine le moulin a parole lance, ses amis profitent sournoisement de l'occasion pour filer en douce, nous laissant la avec ce bagage encombrant. En nous relayant, nous arrivons tant bien que mal a boucler les sacs, mais pas a fermer l'oeil avant 2h du matin.

Tout cela est vite oublie, nous sommes dans le bus, tout excites par notre aventure planifiee depuis des mois, ce qui est exceptionnel pour nous. Nous avions reserve, a l'arrache au mois de novembre, les deux dernieres places, par internet, car le treck est tres popuaire et les elus limites (60 par jour). Lorsqu'on nous annonce dans le bus, que l'Overland Track (OT) est ferme pour cause de feu de foret, tout s'effondre. Mehdi desespere, sanglote comme un bebe. J'essaie de lui remonter le moral, mais c'est dur. Mais qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire ? Nous n'avons plus la voiture et pas le budget, ni l'envie, de rester en ville pendant une semaine. Apres discussion avec un ranger, nous decidons de rester sur le site de Cradle Mountain pour au moins une journee, apres nous aviserons. Nous envisageons serieusement de faire le trajet de retour a Launceston a pied et en stop pour nous occuper.
A la recherche du camping gratuit propose par le ranger pour les pauvres "victimes", nous lions connaissance avec Jenny et David, deux australiens de Sydney dans la meme galere que nous. Une rencontre qui va changer le cours des choses. Nous partons avec eux, pour une grosse apres midi de marche autour de Dove Lake aux abords de Cradle Mountain, ce qui correspond a peu pres a la premiere etape de l'OT. A notre retour dans le bus du parc, la providence met sur notre chemin, Nora et Milton qui en parlant avec nos deux compagnons Aussies, leur annoncent qu'un bus est affrete pour le lendemain pour rejoindre la partie non fermee de la randonnee (a partir de la 3e etape). Pour une bonne nouvelle, c'est une bonne nouvelle ! Nous ferons donc le trek en sautant l'etape 2 et 3 (il parait que ce sont les plus belles, mais tant pis, on reviendra) et en rajoutant une etape de liaison via un autre parc, bref on marchera tout autant que prevu.

Le lendemain, jour de depart, le meme ranger, toujours aussi comique (mais la veille, nous avions ete assez peu receptifs a ses blagues), nous donne les recommandations d'usage :
- Laisser ses talons aiguilles a la maison.
- Si on voit un serpent, ne pas le ramasser, ni le mettre a la bouche, car il n'y a que trois especes en Tasmanie et toutes sont venimeuses.
- Si vous voyez un beau talus de terre sur le bord du chemin, apparemment confortable, ne vous asseyez pas, il s'agit certainement d'une fourmilliere d'une espece dangereuse et vorace.
- Si vous avez une envie pressante, il faut partir en courant a une distance d'au moins 50 metres d'un cours d'eau, faire un trou d'au moins 15 cm (et avec la secheresse c'est dur) et enterrer ce que vous laisser la. C'est bien la seule chose qu'il est permis de laisser derriere soi. Tout le reste (y compris les pepins de citrons et les grains de riz du fond de la casserole, que vous n'avez pas pu laver avec du detergent car c'est interdit), doit repartir dans votre sac.
- Emballez vos provisions dans des sacs plastiques zippables, il ne doit y avoir aucune odeur de nourriture. On verra plus loin pourquoi.
- Mais la chose la plus importante, ce que les rangers detestent le plus, c'est qu'un Bushwalker (version australienne du tramper Neo Zelandais, qui est en fait un trekker americain ou un hiker anglais, bref un randonneur quoi), ne meure en route, car il faut aller chercher le corps dans des endroits pas vraiment accessibles, avec les odeurs (surtout s'il est parti depuis 6 jours deja) plus toute la paperasse. Bref, c'est que des ennuis. Alors s'il vous plait restez en vie.

OK, nous voila prevenus, nous demarrons les premiers avec David et Jenny et a notre grande surprise nous ne serons jamais rattrapes par les 8 autres repeches du depart. Il faut dire que nos deux amis, en plus d'etre de bons bushwalkers ne font jamais de pause et dejeunent debouts, avec les sacs et en deux minutes chronos (plus vite que la Redoute). Un peu dur pour nous, surtout pour le dejeuner, car pour le reste on tient la forme.
Nous faisons sensation avec notre sac a provision. Alors que tous n'ont que du 100% deshydrate, notre boite en carton de 12 oeufs frais (qui resistera jusqu'au dernier sans casse, malgre les doutes de certains) impressionne beaucoup, tout comme nos produits frais (pommes, brugnons et carottes), nos pains de mie et sacs de chips. Notre fromage frais (concu au depart pour un frigidaire) s'accommode tres bien de nos sacs Decathlon. Mias nous ne sommes pas completement fous et avions deja tout teste la semaine precedente dans le coffre surchauffe de notre voiture. En plus de cela, nous avions bien entendu, nos soupes vietnamiennes qui se reveleront tres bonnes et un salami pepperoni local qui a remplace au pied leve notre regrette saucisson, kidnappe par les autorites australiennes.
Pour le reste, nous faisons pale figure a cote de tous ces bushwalkers Hi-Tech et sur-equipes. Nos guetres, ce sont nos chaussettes et au final la seule a ne pas s'etre fait devorer par les sangsues a ete Constance qui avait rentre son pantalon dans ses chaussettes. Nos vetements de pluie servent de tapis de sol pour isoler la tente, nos polaires n'ont rien de High Tech mais font de parfaits oreillers, nos tee shirt en coton ont l'avantage de ne pas trop puer (moins que leurs Coolmax). Bon pour le sac de couchage, avouons que nous sommes un peu legers. Au final nous sommes 10kg moins lourd, ce qui est enorme apres 6h de marche et qui fera rapidement taire les rieurs du debut.

A la fin de la premiere journee, nous arrivons tous vides (d'au moins un litre de sang, sauf Constance) par les sangsues et par la marche sous une pluie mouillante. Mais un superbe refuge nous attend et nous pouvons dormir au chaud sous un abri en dur. Pour les jours suivant, nous preferrons nous geler dans la tente qui a l'avantage de reduire la promiscuite et dans les memes proportions les odeurs, enfin celles des autres. Au matin, nous comprennons les recommandations du ranger, un opossum ayant tente toute la nuit de penetrer dans la chambree d'a cote en dechirant le filet de protection. A peu pres toutes les bestioles du parc raffolent de la nourriture des randonneurs (meme les trucs apparemment les plus degueulasse que certains transportent). Et tous savent ouvrir les tentes et les sacs a dos meme ceux au mode d'emploi incomprehensible pour l'espece humaine.
Les nuits suivantes dans la tente nous les entendrons roder a cote de nous et dormirons par intermittence, entre sommeil et reveil en sursaut, silence-ecoute-pschuitttage pour les eloigner voire grand coup sur la toile. On devient tellement paranos, que des que l'un d'entre nous bouge un orteil l'autre sursaute et pousse un cri.

Le deuxieme jour, apres une bonne nuit, nous faisons un side trip (histoire de s'en rajouter un peu) pour toucher le sommet de la Tasmanie, attention les yeux: le mont Ossa, c'est 1600m et des bananes (deshydratees), ouahhhhhh!
De la nous nous laissons couler jusqu'au lac St Clair, apres 5j de marche qui nous auront permis de voir une faune et une flore endemique ebouriffante. Nous retiendrons particulierement notre rencontre avec un beau serpent tigre de plus d'1m20 et un white lipped evite par Constance de justesse. Le bouquet final alors que nous passions pour des gens anormaux jusque la, car n'en ayant encore jamais vu apres 2 semaines de camping: un bel opossum noir et grassouillet que nous avons traque avec David pendant un quart d'heure. Nous lui avons sans doute fait la peur de sa vie en lui jettant tout ce qui nous passait par les mains et n'en dormirons la derniere nuit que mieux et plus sereinement. Sans doute preferra t'il jeter son devolu sur une tente voisine qu'il visitera au milieu de la nuit, au grand dam de ses occupants. Effectivement, se reveiller avec un opossum de 10kg comme couverture chauffante dans une tente d'un metre cube, ca doit etre un moment inoubliable!
Quand au diable nous n'en avons pas vu la queue meme si ce diable d'opossum en avait la couleur.

Pour notre avant dernier jour de marche, devant la possibilite d'une douche le soir, nous decidons de couvrir les 17km restant (que la plupart font en ferry) a pied jusqu'a l'arrivee. L'appel de la douche est trop fort. Une fois arrives, l'aimable personnel du restau-shopping du coin nous envoie a la figure qu'il n'y a plus de jeton pour les douches. Il faut que quelqu'un y aille (c'est a 2min) pour en rapporter. Trop occupes. Repassez demain.
Nous noyons notre desespoir dans la biere (Eric rassure toi, notre budget ne nous a permi d'en prendre qu'une). Devant nos mines sales et deconfites, ou peut etre a cause du desagrement du a nos effluves, un couple haut en couleurs americano-germanique tombe du ciel nous prete sa salle de bain dans un bungalow tout confort (cosy cabin). Tout le monde en sort propre et ravi sauf Constance (decidement elle adore se distinguer) qui a tire la courte paille et doit nettoyer apres tous le monde. Et nettoyer apres le passage de 4 bushwalkers, ca c'est pas une partie de rigolade.

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Le diable par la queue
postÚ le : 25/01/2007
Un chien de Tasmanie a Hobart

Dans la salle d'attente de l'aeroport flambant neuf de Bangkok, nous attendons l'embarquement quand nous entendons un martelement insistant. Tous les yeux des passagers convergent vers la source de ce bruit incongru. Il s'agit du pilote de l'avion de la British Airways, un vieux loup de mer a bedaine et barbe blanche qui 200 ans plus tot n'aurait pas detonne a la barre d'un trois mats de la marine anglaise. Il est enferme dans le couloir de verre, cote avion. Ne voyant pas ses passagers arriver, il est venu les chercher en personne et fait une annonce dans la salle, de vive voix (et sans porte voix) pour nous accueillir et s'excuser du retard. Une fois en vol, il viendra discuter avec les passagers et prendra la place de l'hotesse a l'arrivee pour nous dire au revoir. Un premier pas pour nous dans un nouveau monde. Welcome to the Commonwealth.

On rigole, on rigole, mais il n'y a pas que l'humour anglais qui a impregne l'Australie, son protectionnisme et son mauvais gout nous ont frappes au ventre. Aussi surprenant que ca puisse paraitre, ici on ne rigole pas avec la nourriture. Dans cette ancienne colonie britannique: "la gely c'est oui, le saucisson c'est non!".

O quarantaine morne plaine, sur ton champ d'honneur
Le couperet de l'ennemi a tranche avant notre canif
Notre saucisson voyageur ayant passe victorieusement tant de frontiere.

Son compagnon de voyage, Nescafe 3en1 (avec du lait) a egalement subit un delit de facies. Dans cette hemisphere, les "noirs" ont moins de problemes que les "blancs" (tu auras compris cher public que ceci n'est valable que pour le cafe). Sueur froide pour nos 25 soupes de nouilles au poulet et notre kilo de raisins secs. Ils seront epargnes: une preuve supplementaire qu'il n'y a pas de poulet dans les soupes de nouilles au poulet.

Une fois le filet de la quarantaine franchit, nous poussons la porte de l'enfer. Le diable habite en Tasmanie et il est pete de thunes. Nous non, le choc est brutal. 5 dollars (3 euros) la navette pour aller de l'aerogare A a l'aerogare B ?! You bastards!
La fleur au fusil (aucune preparation et sans guide) nous arrivons a Hobart a la recherche d'un hotel pour backpackers sans le sou. 36 euros 4 murs et une fenetre sans salle de bain avec un tout petit matelas en mousse pourri et pour ce prix la on doit faire le lit et ramener les draps a la reception: Geeeeez. Ca y est tout notre budget y est passe, pas de quoi manger aujourd'hui... La seule solution pour nous en sortir: louer une voiture et aller camper (voire chasser le kangourou). Ca tombe bien, la meilleure facon de visiter ce pays sauvage: vivre comme des sauvages. Un jour sur deux camping payant avec douche (on est pas encore completement des sauvages, attendez la prochaine news).

Avant de quitter Hobart pour notre nouvelle vie en pleine air, nous faisons la seule chose gratuite ici: se promener dans les rues de la "vieille" cite, avec dans nos poches crevees du pain de mie, du fromage a etaler et des pommes (c'est pas parce qu'on est fauche qu'il ne faut pas manger equilibre). Et la c'est le deuxieme effet Kiss Cool. Hobart c'est pas comme Hanoi, a 17h meme si on est encore loin de la nuit il n'y a plus un chat dans les rues. Pas un bruit ne couvre le bip bip des passages cloutes. Les autochtones sont de grands blonds alignes dans la rue: ils font la queue pour entrer dans un bus! Jamais vu ca depuis... jamais vu ca! Ils attendent stoiquement que le bonhomme soit au vert avant de traverser meme s'il n'y a pas une voiture en vue. Encore plus fort que le roquefort, ils sont gentils a un point que c'est pas possible d'expliquer. Donnons un exemple: nous sommes chez Hertz pour un devis. En apprenant que nous arrivons juste, et nous voyant un peu perdus, la gentille dame blonde nous offre une superbe carte touristique de Tasmanie (ce qui nous evite d'acheter un guide) et nous indique tous les autres concurrents pour que nous puissions trouver le moins cher de la ville (qui effectivement n'etait pas Hertz).

Enfin nous prennons le large. ON THE (left side of the) ROAD!
Premier contact avec la faune de Tasmanie, au debut nous avons un peu de mal a differencier les animaux. En deux dimensions, suivant l'angle d'impact, un kangourou peut tres bien ressembler a un wombat. Mais comme il y a un cadavre tous les 200m, on prend vite le coup d'oeil. Il faut dire aussi que les premiers jours notre vitesse est assez reduite (penser a rester a gauche, penser a rester a gauche).
Premiere etape qui nous permet de mieux cerner l'histoire de l'Australie (et expliquer le comportement de ses habitants): Port Arthur, le bagne des recidivistes d'Angleterre et de ses colonies. Les australiens etant presque tous des descendants de forcats, ils sont passes dans la machine a broyer du gredins pour en faire des gens honnetes. Ils ont gardes ce comportement fossile de se mettre en ligne et de respecter toutes les lois. Au 19eme siecle Port Arthur etait le nec plus ultra du penitencier (isolement, traitement psychologique, asile pour vieux detenus). Sous une vitrine, il y a une reconstitution d'un menu de prisonnier, un vrai supplice pour nous... ILS MANGEAIENT DE LA VIANDE! En arriver a baver devant un diner de bagnard du 19eme, nous sommes tombes bien bas. Malgre sa fonction l'endroit est si beau qu'on s'y installerait volontier.

Nous poussons vers le nord, a la recherche du diable de Tasmanie. Sur la peninsule de Tasman, notre premiere nuit de camping au bord de la mer est la meilleure, comme la premiere gorgee de biere. Autour de nous, batifolent les wallabies et pedimelons (plus petit), les cris etranges d'oiseaux inconnus emplissent nos oreilles, sur la plage les odeurs de cadavres de lions de mer nous font froncer le nez, mais l'air si pur, la delicieuse odeur des eucalyptus et la brise marine reprennent vite le dessus. On decouvre dans un tronc d'arbre couche un jeune pingouin et sa mere au pelage bleu metallique. Super naturel.

Tout le long de la cote est nous sommes eblouis par ses paysages magnifiques et si bien preserves. Dans la Bay of Fire nous prennons notre premier bain dans une eau fraiche et cristalline sur une plage deserte. Plus tard, nous apprendrons qu'il y a aussi des requins sur les cotes de Tasmanie...
Tous les campeurs australiens sont des pecheurs confirmes. Nous les voyons au coucher du soleil sur la plage ramener avec leur canne des saumons mastoques, comme des enfants a la fete foraine ramenent des canards en plastique jaune. De notre cote nous nous sustentons de la magie des lieux et de boites de thon premier prix.

Puis nous quittons la cote pour nous enfoncer dans les terres, dans la Tasmanie "profonde". Sur la route un nom retient notre attention: "Welborough", ca sonne un peu beatnik, un peu far west, c'est exactement ca mais en vert. Un village de bucherons, maison en bois evidemmment et vieil hotel du 19eme. La tenanciere appelle Constance "Sweet Heart" et nous indique un emplacement pour notre tente. Dans la rue-route, des moustachus patibulaires a casquette sont alignes sur un tronc d'arbre et font la seule chose a faire ici, ils boivent une biere. Nous faisons de meme.

Au parc national du mont Williams, a la pointe nord est de Tasmanie, nous comprennons enfin pourquoi il y a tant d'animaux morts sur les routes. Le soir nous partons pour un ride a l'affut des kangourous forestiers qui contrairement a ce qu'on pourrait penser ne grimpent pas aux arbres. 20km/h est la vitesse maximum pour pouvoir piler a temps lorsque le joli kangourou qui bondit le long de la route de concert avec la voiture, comme un dauphin, se jette litterallement sous vos roues. Soit ils sont suicidaires, soit leur grand jeu est de sauter la voiture (ils n'y arrivent pas), soit ils sont comme les moustiques, attires par la lumiere des phares.

Mais il est temps de passer aux choses serieuses, l'Overland Track se profile et 6 jours de marche en autonomie ca se prepare un peu. Nous partons au sud de Deloraine dans la foret pour une mise en situation d'une journee. On en ressort vannes et nous n'avions meme pas les sacs sur le dos, ca promet.
Reussirons nous a vivre sans rasoir ni epilady pendant 6 jours, avec toute notre nourriture et 5kg de materiel photo?
Verrons nous le Diable habille en Prada ou en Decathlon?
Vous le saurez au prochain episode.

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